Environnement

Dans son sens le plus large, l’environnement englobe l’ensemble du vivant, dont le règne minéral, dans un espace-temps donné, ainsi que toutes les interactions qui découlent des relations qu’entretient chaque élément du monde vivant avec les autres et avec l’espace-temps. C’est la source de l’évolution. Une des sciences fondamentales qui étudie l’environnement est l’écologie.

La biodiversité rend extrêmement complexe ce jeu d’interrelations des éléments du vivant, qu’il s’agisse des sols, de la faune et la flore qui s’y développe, des énergies mises en œuvre ou des climats qui y règnent. Fort heureusement  tous n’agissent pas simultanément au même moment et au même endroit (sans perdre de vue « l’effet papillon » et peut-être quelques autres ignorés aujourd’hui).

De l’unité écologique ou biotope à l’écosphère (la planète dans son système solaire), une succession d’équilibres et de déséquilibres opèrent aux destinées de la planète terre.

Les connaissances acquises par l’humanité aujourd’hui (2012) nous permettent une tentative d’analyse à différents niveaux de cet environnement, qui peuvent par exemple concerner un continent, un territoire, un groupe humain ou un individu, au regard de leur histoire respective, et par conséquent nous renseigner sur les conséquences de nos actes et nous inciter à trouver les moyens de les intégrer durablement.

Proche ou lointain, microscopique ou macroscopique, perceptible ou non notre environnement nous impacte autant que par nos actes, nos pensées et nos rêves nous l’impactons.

Ce concept doit être abordé avec certaines précautions, tant nous en sommes « partie prenante ».

De l’observation objective de ces phénomènes, tant par la raison que par les émotions qu’ils provoquent, peuvent découler des comportements adaptés capables de générer des équilibres durables pour l’ensemble du monde vivant.

 Maintenir la viabilité comme la vivabilité des écosystèmes

A l’échelle d’un territoire, le méso climat et ses microclimats, la présence ou non d’eau douce et la forme qu’elle revêt (cours d’eau, étang, lac, marais, puits cartésiens, pluies saisonnières …), la nature physicochimique des sols et leur diversité, les ressources présentes, la couverture végétale et la faune qui s’en nourrit, la population et l’habitat, les infrastructures, les services … sont à observer et relier pour rechercher les grands équilibres capables d’assurer la pérennité de ce territoire dans l’esprit d’un développement soutenable.

Cependant, la notion d’environnement est subjective. On peut parler d’environnement global comme d’environnement quotidien et chacun ou chacune, selon le lieu et le moment où il se trouve, selon ses besoins, sa position, sa culture, en aura une vision personnelle, non nécessairement compatible avec celle de son voisin ou de sa voisine. L’environnement rural est très différent de l’environnement urbain, par exemple, et les relations entre les différentes parties de chacun de ces environnements sont le fait d’ « acteurs » différents et n’ont pas les mêmes finalités.

Les organisations humaines ont pour vocation de soumettre à tous des règles comportementales permettant de maintenir la viabilité comme la vivabilité des écosystèmes dont elles ont la charge.

Quel est mon impact personnel sur mon biotope ?

Nous nous intéressons ici au monde rural (ou milieu rural), aux productions agricoles et à leur acheminement aux lieux de consommation, aux marchés économiques à l’œuvre, à l’impact de la vie humaine sur le territoire (partage de l’espace et des ressources disponibles en un lieu donné).

L’agriculture et la propriété foncière ont une double vocation à l’échelle de « l’unité écologique » que représente le territoire : préserver voire améliorer les potentiels de production (lutte contre l’érosion, préservation de la biodiversité, aménagement du territoire et des exploitations, des accès, des infrastructures …) et satisfaire aux besoins des populations.

Quel est mon impact personnel sur mon biotope ? est une question que chacun doit pouvoir se poser. Si les réponses sont multiples, c’est cependant par des comportements cadrés au niveau de chaque unité écologique que les actions individuelles acquerront une portée collective.

Textes fondateurs

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