Foresterie


Pour parler de forêts, on peut parler d’organismes complexes. Les végétaux qui les composent ont progressivement colonisé et formé les sols en réalisant une symbiose avec eux. Les différentes espèces partagent un territoire sans jamais vraiment se mélanger et créent des biotopes originaux. Les lisières forestières et les bords des cours d’eau qui les traversent sont des espaces ouverts au sein desquels les hommes se sont développés. Il reste encore quelques peuplements forestiers primaires à la surface de la Terre, c’est-à-dire ceux que l’homme n’a pas modifiés jusqu’à aujourd’hui (2012).

On distingue ensuite la forêt secondaire, issue de peuplements primaires, caractérisée par ses bois qualitatifs et son exploitation sélective puis la forêt tertiaire, exploitée sur des rotations courtes, avec des essences souvent importées, pour la construction, l’industrie, l’énergie, et tous les usages que l’homme fait du bois.

Bretagne. Chène séculaire à proximité d'un étangOn considère qu’en 2005 environ 30 % des terres émergées étaient encore recouvertes par les forêts. Le phénomène de déforestation, qui s’est emballé au XXe siècle, a fait disparaître près de la moitié des forêts existantes. La situation reste critique mais le déficit net forestier semble se stabiliser. On considère qu’environ 20 000 espèces différentes sont susceptibles de fournir du bois.

On distingue trois grands massifs forestiers, les forêts boréales, les forêts tempérées et les forêts tropicales. Ces massifs sont très différents les uns des autres  en fonction des latitudes, d’une part, qui déterminent les essences présentes et des altitudes car sur un même territoire différents biotopes peuvent être présents sur différents étages.

Les forêts sont des organismes fragiles qui naturellement comme par le fait des hommes peuvent se trouver dégradés. On pense alors aux évènements climatiques, (incendies, tempêtes et autres tsunamis ou éruptions volcaniques) qui peuvent gravement endommager ces biotopes, mais aussi à la déforestation pratiquée pour les besoins humains, lorsqu’elle n’est pas raisonnée.

Sur des échelles de temps longs, on peut considérer que la forêt est mobile. Disparaissant ici, colonisant de nouveaux espaces là, elle se modifie en s’adaptant aux sols qui la portent et aux aléas qu’elle subit. La tendance actuelle voit s’amenuiser la forêt tropicale et augmenter la forêt tempérée mais la perte sèche en surfaces forestières mondiales reste préoccupante.

Les forêts sont composées de strates, plus ou moins denses, plus ou moins élevées, qui abritent l’essentiel de la biodiversité terrestre, dont une partie nous est encore inconnue. Elles jouent un rôle fondamental de poumon de la terre en piégeant une partie des gaz à effet de serre et en produisant l’oxygène nécessaire au développement du monde vivant. Elles transforment la matière minérale en matière végétale et forment les sols. Elles ont également une incidence importante sur les climats, qu’elles tempèrent.

 

Les hommes y trouvent d’abord refuge et nourriture, puis lorsqu’ils se stabilisent et commencent à pratiquer l’agriculture, les lisières des forêts se ferment, pour limiter l’intrusion des bêtes sauvages dans les cultures. Les arbres forment ensuite des haies, délimitent des parcelles, des chemins ou sont isolés en bosquets entourés de champs et de prairies. Ils partagent l’espace agricole et souvent l’entretiennent et le protègent. C’est également en partie sur les sols forestiers que l’agriculture s’est développée par la pratique de l’essartage et du défrichage.

Les arbres ont longtemps fait partie des paysages ruraux. Ils se sont raréfiés au cours du XXe siècle et  de l’ère industrielle mais la tendance semble vouloir s’inverser car nous comprenons que les arbres sont indispensables à la vie et au maintien durable des sols.

Les forêts profondes ont de tous temps été redoutées par les hommes, en raison des dangers qu’elles recèlent  mais aussi de la possibilité de s’y perdre durablement. Aujourd’hui elles sont souvent quadrillées par des sentiers forestiers qui permettent d’en assurer la surveillance et l’exploitation.

La classification des arbres est complexe. On distingue les Gymnospermes (l’essentiel des conifères) dont les organes sexuels sont externes et les Angiospermes (la plupart des feuillus) dont les organes sexuels sont internes.

Les espèces sont très nombreuses et diversifiées, allant d’arbustes rampants d’à peine un mètre de haut mais couvrant des surfaces de sol importantes à des spécimens pouvant atteindre 130 à 150 mètres de hauteur voire plus, avec des circonférences de tronc également remarquables de plusieurs dizaines de mètres comme pour le châtaignier ou le baobab.

Les pins, les bouleaux, noisetiers, alisiers, acacias, robiniers, aulnes, frênes, charmes, châtaigniers, marronniers, peupliers, chênes, érables, noyers, tilleuls, trembles, épiceas, ormes, hêtres, sapins, mélèzes, cyprès, ifs, pins, sont parmi les nombreuses espèces forestières françaises les plus représentatives. D’autres ont été importées au cours des âges : cèdres, eucalyptus, douglas, séquoias, thuyas, …

 

A l’arbre s’associe la notion de pérennité. Cet organisme vivant à la propriété de se renouveler chaque année par les bourgeons qu’il porte sans repasser par le stade de la graine. On peut apparenter les bourgeons à des graines tant leurs organes présentent de similitudes.  Ancrés aux sols qui les portent, leur formidable capacité à synthétiser directement la matière minérale pour l’utiliser à leur croissance leur permet une extraordinaire capacité d’adaptation. Les arbres sont les seuls êtres vivant disposant d’une telle longévité et sont en cela supérieurs au règne animal. Ces facultés leur permettent de vivre à priori indéfiniment, mais eux aussi connaissent les accidents de la vie (feux, tempêtes). Certains arbres encore en vie sur terre ont des longévités estimées à 3000 ans et pour certains bien plus encore.

 

On ne peut définir la forêt et les êtres qui la composent sans parler des mythes et légendes auxquelles elle est associée. Sombre, mystérieuse, extrêmement riche de diversité, la forêt terrorise les hommes autant qu’elle les attire.

Lieux magiques où les forces naturelles à l’œuvre sont puissantes et inconnues, tous les peuples de la terre ont été fascinés par les forêts et ont appris à vivre grâce à elles. Elfes et korrigans, farfadets, lutins, fées, trolls et ogres, dragons, licornes ou vouivres peuplaient encore il y a peu les forêts de France et on peut être sûr qu’il en va de même, sous d’autres noms et d’autres formes, à proximité de toutes les forêts du monde.

 

L’exploitation de la forêt fait, partout dans le monde, à des degrés divers, l’objet d’études scientifiques pour tenter de comprendre ces biotopes particuliers et développer des solutions durables pour leur gestion.

Poumon de la terre, les forêts et les arbres nous sont indispensables. Nous devons accompagner leur évolution dans le long terme pour nous garantir des conditions de vie acceptables.

 

Pour en savoir plus

www.onf.fr

www.lesarbres.fr

www.foretpriveefrancaise.com

www.prosilva.fr

www.ifn.fr

www.institut-foret.com

 

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