Agronomie

Connue et développée depuis l’Antiquité, l’agronomie, science des moyens et des mécanismes en jeu dans les productions de l’agriculture, a longtemps étudié les milieux locaux pour tenter de tirer le meilleur parti agricole des terroirs. Il s’agissait alors, en connaissant, le climat, le sol, ses capacités culturales et les plantes, de déterminer à quel moment et quelles cultures pouvaient être mises en place à un endroit donné. Par extension, l’agronomie s’intéresse aussi à l’organisation socio-économique du monde rural.

Dans la seconde moitié du  XXe  siècle, le développement de l’agriculture industrielle a focalisé l’agronomie sur l’étude des intrants chimiques et de leur utilisation. Après le sommet de Rio en 1992 et la prise de conscience de l’impact négatif de l’industrialisation, l’agronomie se penche désormais sur le respect des équilibres naturels tout recherchant le maintien voire l’augmentation des rendements des produits agricoles.

L’agronomie regroupe les sciences exactes qui étudient le milieu naturel et l’ensemble de ses composantes. Un de ses plus récents pionniers est l’ingénieur agronome Dominique Soltner.

La bio-dynamie, initiée par Rudolf Steiner, étudie, comme l’agronomie, les milieux naturels et leurs potentialités. Son approche, spirituelle, diffère profondément de l’agronomie. Basée sur l’observation, l’analyse et la compréhension des phénomènes, elle n’est pas intrusive et recherche dans les équilibres naturels les moyens d’améliorer les rendements et la qualité des produits agricoles.

Cependant, on peut penser aujourd’hui que les deux conceptions de l’étude des capacités agronomiques des biotopes  sont complémentaires plutôt qu’opposées et ouvrent des perspectives nouvelles à une agriculture variée et productive, intégrée au paysage et respectueuse des ressources en sols et en eau.

 

En savoir plus

www.inra.fr

www.bio-dynamie.org/

 

 

La photosynthèse

La photosynthèse est un phénomène écologique de première importance qui fournit la presque totalité de la matière organique et de l’énergie nécessaires au fonctionnement des écosystèmes terrestres. Elle réalise, par le principe de l’oxydoréduction, la synthèse de l’énergie électromagnétique en énergie chimique puis la synthèse de chaînes carbonées (glucoses) qui permettent l’organisation de la matière vivante portée par le règne minéral.

Deux processus sont à l’œuvre dans les membranes de cellules nommées thylakoïdes, très riches en pigments tels les chlorophylles, les caroténoïdes, … capables d’absorber les différents spectres de l’énergie lumineuse :

- une part de l’eau absorbée par la plante est oxydée par l’énergie lumineuse sous la forme d’oxygène qui est rejeté dans l’air et d’ions hydrogène qui vont servir à l’élaboration de chaînes carbonées et alimenter en énergie le second processus,

- la réduction du gaz carbonique pour libérer les atomes de carbone et réassocier les ions hydrogène avec l’oxygène pour former de l’eau. Les atomes de carbone libérés sont associés avec les sels minéraux apportés par la sève brute, l’hydrogène restant et  l’oxygène de la respiration pour former des glucoses, qui participeront  à la croissance du végétal.

 

Seulement 1 % de l’énergie solaire reçue par les végétaux est exploitée pour la transformation d’éléments simples en chaînes carbonées complexes. Les 99 % restants sont réfléchis pour une part et réchauffent le sol pour l’autre part.

 

D’autres phénomènes, tels la fermentation, sont associés à l’évolution du règne organique.

 

La recherche, dans le domaine de la photosynthèse évolue. Les processus à l’œuvre sont désormais bien connus et des tentatives de reproduction de la photosynthèse sont actuellement en cours.

Ces connaissances récentes donnent un nouvel éclairage sur les relations qu’entretient la plante avec le sol et le climat, ainsi que le rôle de la photosynthèse dans le cycle du carbone.

 

Science des sols

Nous avons déjà abordé les sols par la géologie dans la rubrique environnement. Ici il s’agit d’observer les sols par le prisme de la pédologie et de sa cousine l’agrologie.

La science des sols peut être abordée comme le point de rencontre de données qui s’appuient aussi bien sur la biologie, la géomorphologie, la physique et la chimie que sur la pédogenèse et les propriétés des sols.

Les sols se forment en 3 phases s’étalant sur des périodes plus ou moins longues (à l’échelle des millénaires) selon la rudesse du climat et les capacités de colonisation des végétaux et des animaux :

- la roche mère nue est érodée physiquement et chimiquement par les manifestations climatiques,

- les particules plus ou moins fines créées par l’érosion s’amalgament  dans les creux et sont colonisées par une flore et une faune qui, par la succession des générations enrichit l’amalgame de substances organiques et chimiques qui formeront les argiles, les composés nutritifs des plantes et l’humus,

- des mouvements verticaux de substances générés par les différents mouvements de l’eau : le lessivage par les pluies, les remontées par les nappes phréatiques et les plantes ligneuses dont les racines vont dégrader la roche mère.

 

Les sols sont donc vivants, dans la mesure où ils évoluent constamment et où ils abritent et recyclent les biotopes qu’ils portent. Deux approches sont utiles pour comprendre la nature et l’état d’un sol : l’analyse scientifique et l’observation.

En observant l’aspect d’un sol et les essences qui y croissent on peut avoir des indications assez précises sur son état et ses potentialités. L’analyse scientifique : profil de sol, analyses physique et chimique permettent d’affiner le résultat des observations et d’adapter les cultures (choix de variétés, itinéraires techniques) pour optimiser les rendements.

 

Entre sol et sous sol, les sols agissent comme des filtres pour les eaux pluviales mais aussi comme récepteurs des pollutions du monde moderne.

Les connaissances relatives aux sols ont considérablement évolué ces dernières années. Une prise de conscience se fait jour que les sols doivent être considérés comme une ressource non renouvelable au vu de la lenteur des processus qui concourent à leur formation. En conséquence les conditions de leur préservation, tout en maintenant des rendements compatibles avec les besoins humains sont à l’ordre du jour.

 

Natures et fonctions multiples des sols – Complémentarité des ressources fossiles et renouvelables – Systèmes agraires  autonomes – Réservoirs de l’eau douce. Diversité ou uniformité géologique à l’échelle d’un territoire.

 

En savoir plus

http://www.inra.fr/

http://www.gissol.fr/

http://www.solagro.org/

 

Itinéraires techniques

Les modes de culture des végétaux destinés à satisfaire les besoins humains sont multiples et sous la dépendance de l’écologie de chaque lieu. On ne cultivera pas de la même manière des sols de limon et d’argile ou des sols sableux où encore caillouteux.

Un sol dont les horizons sont marqués et de faible épaisseur ne peut être entretenu avec les mêmes techniques qu’un sol profond dont les horizons ne sont pas différenciés dans les 30 à 50 premiers centimètres de profondeur.

En fonction de sa composition physico-chimique, un sol donné portera plus aisément certaines cultures et moins bien d’autres.

Chaque plante, en fonction de sa nature, a des besoins spécifiques que tous les sols et leurs climats ne sont pas capables de lui fournir. C’est en ce sens qu’on peut parler d’itinéraires techniques.

Ils interviennent dès la sélection variétale, à l’échelle de territoires ou de régions, et vont jusqu’aux techniques culturales employées dans une parcelle pour optimiser ses potentialités. Ils prennent en compte les biotopes et les infrastructures humaines pour gérer la biomasse utile.

N’oublions pas que les biotopes ont aussi en charge des pollutions considérables, issues des déchets non recyclables de nos civilisations. Les itinéraires techniques des cultures doivent tenir compte de ces éléments et les intégrer pour assurer la durabilité des systèmes eux-mêmes capables d’assurer le développement humain.

 

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