Agriculture

Agriculture (traditionnelle, industrielle, raisonnée, intégrée, biologique, biodynamique, agroforesterie, agroécologie, …)

L’agriculture assure la production de biomasse utile et donc de ressources renouvelables. Elle s’intègre dans des paysages, eux mêmes tributaires de climats. La vocation originelle de l’agriculture est de nourrir, soigner, vêtir, chauffer, abriter, rendre mobiles les hommes. Elle est liée à la sédentarisation. Elle concerne l’ensemble de la biomasse et repose sur les capacités de production des sols et des masses liquides.

Les hommes sont devenus modeleurs de paysages et, grâce aux ressources des territoires qu’ils ont occupés ils ont pu évoluer. L’agriculture moderne (d’après guerre en occident) s’est industrialisée et artificialisée pour répondre à l’augmentation des besoins humains cependant, aujourd’hui, 1/6 ème de la population terrestre n’a toujours pas accès à une alimentation convenable.

A l’heure de la mondialisation, il semble judicieux de repenser l’organisation des productions agricoles en partant des besoins en produits de l’agriculture et des lieux où ces besoins sont exprimés. Certains lieux sur la planète sont dépourvus de capacités de production mais abritent cependant des populations dont les ressources sont autres. Ailleurs les populations se concentrent dans des villes gigantesques et se pose le problème de leur approvisionnement.

Adapter l’agriculture à son environnement

Chaque peuple a par ailleurs des traditions alimentaires adaptées aux ressources de son environnement. Comment et où produire pour satisfaire l’ensemble de ces besoins en limitant l’impact des aléas climatiques, l’uniformisation de la consommation, le transport, en garantissant la quantité et la qualité des produits ? C’est sans doute un des grands défis que nous devons dès à présent relever.

L’agriculture exploite un milieu en prélevant des matières premières telles que l’eau, le phosphore, la potasse, l’azote, et bien d’autres sels présents dans ce milieu, qui contribuent au développement des végétaux. Dès lors qu’elles ne sont pas renouvelées le milieu s’appauvrit progressivement et la production de biomasse utile s’amenuise.

L’offre des produits agricoles n’est pas planifiée à ce jour. Elle est fluctuante parce que peu prévisible jusqu’à présent et répond à une demande de consommation extrêmement variée qui est globalement très mal connue des acteurs eux mêmes. Elle aussi est pourtant face au défi de la durabilité.

Les aspects environnementaux, traités dans les chapitres précédents, nous permettent de mieux comprendre quels enjeux relèvent d’une gestion équilibrée des ressources disponibles sur la planète.

L’écologie, c’est-à-dire la capacité de comprendre un environnement avant de l’influencer prend tout son sens en agriculture. N’oublions pas que pour nous nourrir nous empiétons sur la forêt depuis des millénaires et que la désertification d’une grande partie du bassin initial de population (Méditerranée du Sud et de l’Est) est associée à des productions de plus en plus intensives (passé millénaire).

Quel est le point de nos connaissances sur les sols et les productions agricoles après Dominique Soltner et Rudolf Steiner ? Des réponses nous parviennent aujourd’hui de la recherche qui s’est penchée sur la vie des sols et ses conséquences en matière de production de biomasse. Des concepts quelques temps dénigrés refont surface, telle l’agroforesterie et l’agriculture biodynamique.

Les enjeux sont considérables, de l’alimentation humaine et animale à la production de fibres, esters et matériaux, l’occupation utile et agréable du territoire repose aujourd’hui sur quelques pionniers, souvent livrés à eux même.

L’agriculture durable de demain

L’acquisition de connaissances sur les biotopes et leurs potentialités doit nous guider pour piloter l’agriculture durable de demain.

Avant même de parler de performance économique, l’agriculture se doit d’être performante techniquement. Chaque parcelle doit pouvoir être utilisée le plus efficacement possible en fonction de son contexte et de ses potentialités.

La mécanisation est un atout mais doit être réfléchie. Notre dépendance aux machines doit être analysée, comprise et adaptée à des techniques culturales respectueuses de l’environnement.

La terre est basse et dure. Il ne nous faut pas perdre de vue nos instincts, si nous voulons en rester maîtres.

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